Intelligence artificielle
Le CNRS adopte Emmy
Célia Séramour, le 3 février 2026, www.usine-digitale.fr
résumé
Depuis le 17 décembre 2025, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) se sert d'Emmy, un assistant conversationnel généraliste de la start-up française Mistral. “Il a été conçu de manière sécurisée, avec un processus d’authentification bien défini, afin de s’assurer que seul le personnel du CNRS puisse y accéder”, précise François Pouget, directeur général délégué aux ressources du CNRS.
L’intérêt d'Emmy est que ses modèles sont entraînés sur un corpus de données notamment en langue française. De plus, les données soumises à Emmy lors de son utilisation seront hébergées dans des fermes de serveurs situées sur le sol européen, et conséquemment soumis au RGPD et à l’IA Act, garantissant la sécurité de l’usage de ces données et de leur intégrité, ainsi donc que de la souveraineté du CNRS sur ses données.
D'ailleurs Emmy conserve une trace des informations qui lui ont été fournies mais Mistral n’exploite ni ne réutilise les prompts et les documents du CNRS pour alimenter ses autres modèles et agents IA.
Enfin, l'utilisation d'autres outils IA est strictement interdite au CNRS. Une charte encadrant l’utilisation de l’IA est en cours de préparation, afin de promouvoir les conditions d’utilisation ainsi que les limites d'usage.
ndlr
Certes, les serveurs sont sur le sol européen, et dès lors, ils sont soumis au RGPD et à l'IA Act. Évidemment, cela représente une première précaution. Mais la souveraineté du CNRS sur les données qu'il produit repose essentiellement sur le fait que Mistral n'alimente pas d'autres instances d'IA avec ce qu'a Emmy en mémoire.
Intelligence artificielle générative
Wikipédia, le 12 février 2025, extrait
"Albert est une intelligence artificielle « souveraine » développée par la Direction interministérielle du numérique (dinum) pour le compte de l'État français. Son objectif est d'assister les agents publics dans leurs tâches quotidiennes, notamment en facilitant la rédaction de réponses aux demandes des usagers et en automatisant certaines procédures administratives. Cette initiative vise à simplifier et à rendre plus efficace l'action publique au bénéfice des citoyens."
fr.wikipedia.orgPourquoi l'intelligence artificielle voit Barack Obama blanc
Victor Chaix, Auguste Lehuger, et Zako Sapey-Triomphe, le 12 février 2025, extrait
"À l’intersection des sciences mathématique et informatique, une intelligence artificielle fonctionne concrètement comme un système entrée-sortie : une fonction mathématique qui apprend, à partir d’une base de données, à fournir les réponses correctes à des questions précises, dans le but de maximiser un objectif défini. S’il s’agit par exemple d’identifier des animaux, elle doit prédire correctement l’étiquette associée à chaque image (« chien » ou « pélican »). Pour cela, les ingénieurs entraînent le programme à partir d’une banque d’images étiquetées, avec pour objectif de minimiser l’erreur de prédiction. Un protocole réajuste les paramètres après chaque tentative et, lorsque la probabilité d’échec devient acceptable, l’entreprise distribue le système."
www.monde-diplomatique.frComment une IA génère-t-elle une image ?
Christophe Rodrigues, le 21 mai 2024, extraits
"Nous pouvons présenter en entrée d’un réseau de neurones une image légèrement altérée et en sortie lui demander de prédire l’image d’origine. Nous pouvons alors entraîner le modèle à apprendre à débruiter des images, ce qui représente un premier pas vers la génération d’images.
Nous avons alors un processus capable de générer des images mais d’un intérêt limité car, en fonction du bruit aléatoire, il peut après plusieurs itérations aboutir à générer n’importe quoi comme image de sortie. Nous avons donc besoin d’une méthode pour guider le processus de débruitage et c’est le texte qui sera utilisé pour cette tâche."
theconversation.com